Impacts sur les enfants et le rôle de parent – Luna

 

Luna affirme que la COVID longue a complètement changé sa façon d’éduquer ses enfants.

Transcription

I discovered pretty early on that if I push myself out of bed, if I have that wakeup energy of, “I better get up and do that thing, get the garbage out to the street or get the kid to school,” that I could be sick for the rest of the day, just from having that initial push out of bed. So I’m very lucky that my kids are 11 and 15. And when this all started the younger one was nine, and there were times when I had to walk them to school and it just devastated my health for that – like if I had a week where that was my responsibility, I was sick the whole week, sick like not being able to work at all. So I found a mother nearby who was willing to walk them to school and that was very helpful. And then after a little while they really were old enough to walk themselves to school so that’s been great. But now it’s completely changed from the way I used to be a parent because I don’t emerge in the morning anymore. I just lie in bed until I feel like I can get up … I feel sad for my youngest that I did sort of entirely bow out of their mornings [laughs], when I did used to be quite present and I think that’s the kind of thing when they grow up they’ll be like, “My mother abandoned me.” But it isn’t all day and my older one has done a lot of stepping up and being quite sort of – she’s already a little bit maternal. Sometimes I have to sort of say, “No, I’m the mother actually” [laughs]. But in that sense my younger one gets a lot of being cared for because she gets her sister caring, they get their sister caring for them and me too and their dad. So, I don’t know, we – I feel very supported by them in the sense that they haven’t complained.

[J’ai découvert très tôt que si je me pousse hors du lit, si j’ai l’énergie de me lever et de faire cette chose, de sortir les poubelles ou d’emmener mon enfant à l’école, je peux être souffrante pour le reste de la journée, rien qu’en me poussant hors du lit. J’ai donc beaucoup de chance que mes enfants soient âgés de 11 et 15 ans. Lorsque tout a commencé, la plus jeune avait neuf ans et il m’arrivait de devoir les accompagner à l’école, ce qui était dévastateur pour ma santé. Si une semaine je devais m’en charger, j’étais malade toute la semaine, malade comme si je ne pouvais pas travailler du tout. J’ai donc trouvé une mère à proximité qui acceptait de les accompagner à l’école, ce qui m’a beaucoup aidée. Et puis, au bout d’un certain temps, elles ont été assez grandes pour se rendre elles-mêmes à l’école, ce qui a été formidable. Mais maintenant, j’ai complètement changé ma façon d’être parent, car je ne me lève plus le matin. Je reste au lit jusqu’à ce que je me sente capable de me lever. Je me sens triste pour ma plus jeune de ne plus être présente le matin [rires], alors que j’avais l’habitude de l’être. Je pense que quand elles seront grandes, elles se diront : « Ma mère m’a abandonnée. » Mais ce n’est pas toute la journée et mon aînée s’est beaucoup investie et est devenue une sorte de mère. Elle est déjà un peu maternelle. Parfois, je dois lui dire « Non, c’est moi la mère » [rires]. Mais dans ce sens, ma cadette reçoit beaucoup de soins parce que sa sœur s’occupe d’elle, leur sœur s’occupe d’elles et moi aussi, ainsi que leur père. Alors je ne sais pas, nous… je me sens très soutenue par elles dans le sens où elles ne se sont pas plaintes.] Traduction de l’original anglais.


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